La Tombe d’Hanoï, Henri Ansroul

La Tombe d’Hanoï, Henri Ansroul

« Le soir dans notre dortoir, vide aux trois quarts, chacun était couché et regardait le plafond, pensait à ceux qui là-bas, ne reviendraient jamais. »

Un témoignage authentique et sincère. Un récit de vie poignant, des confidences vibrantes. Voici ce que nous propose la première publications des éditions Les Archives Dormantes. Henri Ansroul est un jeune briochin envoyé comme beaucoup d’autres se battre à des milliers de kilomètres de chez lui, en Indochine. Les traumatismes de la seconde guerre mondiale sont encore chauds dans la tête de ces jeunes français catapultés sur le front d’une guerre qui n’est pas la leur. Coincée entre les blessures de la seconde guerre mondiale et les tabous de la guerre d’Algérie, la guerre d’Indochine semble avoir été oubliée, reléguée au second plan. Pourtant, sur place, pour les soldats, la réalité est la même. La douleur aussi.

Dans ce petit journal d’une centaine de pages rédigé après son retour, le jeune Henri nous emmène avec lui sur le bateau, à Saïgon, dans les villages, les forêts, les camps mais aussi à Hanoï, sur la tombe dédiée à ces soldats morts si loin de leur patrie, si loin de leur famille. Le briochin évoque avec humour, tendresse et gravité une guerre qui, comme toutes les autres, ne sema derrière elle que la mort et la peine, la haine et la rancoeur. Ce témoignage, aussi précieux que touchant, est une lecture des plus agréables : la plume d’Henri est parfois maladroite, souvent orale, mais c’est bien là ce qui rend ce récit plus vrai, plus beau.

Il aurait été dommage que ce manuscrit reste au fond d’un tiroir. À mettre entre toutes les mains.

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