Les Chevaliers d’écume, Alexandre Malagoli

Les Chevaliers d’écume, Alexandre Malagoli

J’ai ce livre depuis plus de dix ans dans ma bibliothèque. Je l’avais acheté étant enfant, et l’avais lu d’une traite. À l’époque, il avait été un véritable coup de coeur. Il y a quelques temps, en faisant un peu de rangement, je suis retombée dessus, ainsi que sur d’autres des mes lectures de jeunesse. Sa couverture, c’est sans doute ce qui me l’avait fait acheter. Aujourd’hui encore, ça ne manque pas : elle est incontestablement réussie, magnifique, vous en conviendrez. J’ai alors essayé de me souvenir de l’histoire, tout était vague : deux héros, une quête, un univers fantastique. C’est tout. En revanche, je me rappelais encore très bien des sensations que j’avais éprouvées durant cette lecture, c’est un roman que j’avais dévoré, et dont la fin m’avait profondément marquée. Non pas que je me souvienne de ce qu’était cette fin, mais je me rappelais en revanche très bien qu’il s’agissait d’un cliffhanger. C’est donc pleine d’attentes et de nostalgie que je me suis replongée dans le Tome 1 de L’Archipel de la lyre !

Eh bien, pour la deuxième fois, je n’ai pas été déçue ! Certes, il faut replacer les choses dans leur contexte, le roman est conseillé à un public à partir de 10 ans, et fatalement, les héros sont jeunes, voire très jeunes, et les dialogues comme les actions peuvent avoir un goût de simplisme pour un lecteur un peu plus âgé. Néanmoins, Alexandre Malagoli ne prend pas son lectorat pour des imbéciles : le vocabulaire y est riche voire, parfois, soutenu et la plume reste très agréable et fluide, même pour un public averti (qui sait néanmoins garder en tête le profil visé par le roman).

L’univers fantastique dressé par l’auteur est absolument onirique, des divinités y côtoient des créatures mytiques les plus célèbres dans une atmosphère délicieusement antiquisante. Récit à la troisième personne, mais en focalisation interne, on parvient très bien à s’attacher à notre jeune héros ainsi qu’à son fidèle acolyte. L’intrigue quant à elle est cohérente et bien menée, on se laisse même avoir par certains revirements de situation ! Tout ce que j’ai je crois, au fond, à déplorer dans ce récit, c’est finalement un trop grand respect des codes de la littérature dite de genre. En effet, certains détails sont extrêmements téléphonés, et les personnages féminins, comme malheureusement trop souvent dans la littérature fantastique et/ou d’aventures, sont limités à leur statut de love interests ou bien cantonner à exister dans le seul but d’exalter le courage et la force des héros masculins. La fin du roman, en revanche, semble augurer pour la suite une amélioration sur ce point. Affaire à suivre.

Enfin, je ne comprends toujours pas pourquoi du haut de mes dix printemps je n’avais pas cherché à me procurer la suite de la trilogie, alors que ,de toute évidence, ce premier tome m’avait beaucoup plu et laissée sur ma faim. Aujourd’hui, quelques douze ans plus tard, une chose est sûre : la suite, il me la faut. Et vite.

Je conseille définitivement ce livre à toutes les petites têtes blondes qui aiment la lecture et les aventures… mais si vous n’êtes plus tout à fait un enfant, méfiez-vous, Les Chevaliers d’écume pourrait également vous plaire…

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