JV #2 | Thumper

Thumper, Drool (2016)

Casque ou écouteurs équipés, son à fond, lumières éteintes, PS4 ou PC allumé, vous voilà fin prêt à affronter Thumper. Présenté à l’E3 et chouchouté par Sony, le bébé du studio Drool a tapé dans l’œil de bien des joueurs grâce à une musique et un visuel alléchants. Pourtant, à première vue, on ne comprend pas bien ce qui se passe sur les images du trailer. Explications.

Dans Thumper, on incarne un scarabée métallique lancé à vive allure sur un rail qui semble infini. On ne contrôle pas la vitesse de notre petite bête, seulement ses actions. Il faudra ainsi éviter, défoncer, voler par dessus des obstacles, et surtout ne pas s’écraser dans les virages. Le titre se joue avec une touche et un joystick : il faudra appuyer ou maintenir la première, en dirigeant le second dans la direction adéquate, tout ça en rythme.

Les niveaux, au nombre de 9, à la difficulté progressive (et rapidement diabolique) sont chacun découpés en plusieurs dizaines de secteurs qu’il faudra traverser sans mourir, tout en marquant un maximum de points. En effet, si les virages et les obstacles ratés vous tuent, les dalles et arceaux lumineux, eux, vous rapportent des points. Il est ainsi possible de ne se concentrer que sur les dangers mortels d’un secteur pour le passer, tout en se voyant attribué un faible rang ‘C’ à la fin de celui-ci. Ainsi, pas besoin d’être un maître pour venir à bout du jeu. Mais obtenir le rang ‘S’ dans chaque niveau, voilà le réel défi de Thumper, le plus gratifiant qui soit.

En plus des secteurs classiques, différents boss viendront rythmer l’aventure, souvent en milieu, parfois même en début, et systématiquement en fin de niveau. Pour les vaincre, il faudra réussir parfaitement quatre séquences différentes à suivre, chacune conclue par l’envoi d’une boule d’énergie. Si l’on manque une dalle lumineuse, la séquence en cours recommencera. Ces secteurs marquent souvent un palier de difficulté, dans la mesure où ils nécessitent un ‘perfect’, et viennent procurer un stress très agréable au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’ultime point de vie du boss.

Visuellement, musicalement, le titre est violent. Une violence rare dans le milieu des jeux de rythmes, servie par une tonne d’effets lumineux, d’effets de particules, une excellente impression de vitesse – surtout dans les derniers niveaux – et une musique et des effets sonores puissants. On pourra reprocher au visuel explosif de nuire à la visibilité, mais sa contribution à l’immersion est telle qu’on ne peut pas lui en vouloir. On est hypnotisés par Thumper, et le jeu représente une expérience à lui seul. Vidéo, audio, inputs : tout est parfaitement synchrone. Impossible de ne pas taper du pied. On est transportés, on ressent chaque virage, chaque saut, chaque esquive et chaque crash.

Peu de jeux m’ont procuré de telles sensations. Jouez-y, jouez à Thumper, car c’est finalement la seule manière de réellement le comprendre.

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