La Musique d’une vie, Andreï Makine

La Musique d’une vie, Andreï Makine, Point (2002)

 « Finalement, ce papillotement de regrets, de joie, de pitié, de colère, de rêves déteints aiguisait encore plus l’excitante nouveauté de ce printemps. La vraie vie allait commencer. »

Dans un train vers Moscou, un homme en rencontre un autre. Le plus âgé des deux se lance alors dans un récit : l’histoire d’une vie, l’histoire de sa vie. Jeune pianiste promis à une brillante carrière, Alexeï Berg ne donnera pourtant jamais son premier concert. Obligé de fuir pour survivre, celui-ci passera de la vie d’artiste à une existence plus fragile de miraculé. Dès lors qu’Alexeï quittera Moscou, il ne sera plus jamais le même. Il croisera durant son périple la mort, le mensonge mais aussi l’amour et la bienveillance. La Musique d’une vie narre une destinée poignante à la mélodie mélancolique.

Ce très court conte russe d’à peine 150 pages montre une fois encore à quel point Makine est passé maître dans la narration de la vie, de l’humain. Ce roman n’est autre qu’une peinture ordinaire d’un destin extraordinaire. L’écriture classique, poétique et musicale du nouvel académicien fait mouche, et ce, pour notre plus grand plaisir.

À mettre entre toutes les mains.

 

Vos petits mots

  • Asimov c’est super Après, ici ce n’est pas de la littérature russe mais de la littérature française. Andreï Makine est né en Russie mais il a désormais la nationalité française et – surtout – il écrit ses textes en langue française

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