JV #3 | Hollow Knight

Hollow Knight, Team Cherry (2017)

Immédiatement charmé par son esthétique, j’ai craqué dès sa sortie pour Hollow Knight. Je me lançais, pensais-je, dans une quête d’une dizaine d’heures proche de celle d’Ori and the Blind Forest, et de Dust : An Elysian Tail. Non : je m’attaquais à bien plus grand.

Disponible sur PC depuis le 24 février dernier, et prévu sur Switch, Hollow Knight est un metroïdvania nous mettant dans la peau d’un petit insecte. Le titre nous propose de parcourir le vaste monde d’Hallownest pour une longue aventure contée çà-et-là au travers de personnages énigmatiques et d’écrits tout aussi mystérieux. La narration ne nous est, en effet, pas imposée, et c’est à nous qu’il incombera de comprendre les tenants et aboutissants de notre présence ici. Une chose est sûre, l’univers, son ambiance, sauront nous emporter, bien aidés par une musique envoûtante que je vous laisserai apprécier :

Avant tout, car c’est ce qui frappe, évoquons les graphismes : j’en suis tombé amoureux. Le travail fourni au niveau des décors est fascinant, de même que le traitement réservé aux arrière-plans. De plus, la thématique insectoïde rend merveilleusement bien, que ce soit dans les animations ou dans le design des personnages. Le seul bémol est d’ordre technique, puisqu’on pourra pester sur les éventuels ralentissements ; mais nul doute qu’un correctif sortira prochainement.

Côté gameplay, Hollow Knight fait dans la simplicité : armé d’une vieille pointe de clou qu’on se devra de renforcer, notre héros bien trop mignon peut frapper dans les quatre directions pour vaincre ses ennemis. Ce faisant, une jauge d’âmes se remplira, permettant l’usage de puissants pouvoirs. On pourra ainsi se soigner moyennant une concentration de quelques secondes, ou encore lancer de puissantes boules d’énergie. La gestion de cette jauge semble au cœur du gameplay, et sert énormément les (nombreux) combats de boss.

On accumulera également au fil de l’aventure de l’argent qui nous permettra d’acheter divers objets. Parmi eux, les charmes pourront être équipés en nombre limité afin d’améliorer notre petit personnage,  lui conférant par exemple une plus grande allonge, un meilleur équilibre, ou une régénération d’âmes accrue.

L’un des premiers charmes du jeu est essentiel, puisqu’il fera apparaître notre tête à l’endroit où l’on se trouve sur la carte, cartes qu’il faudra se procurer dans chacune des zones du jeu auprès de Conifer, le cartographe. Mais le travail de Conifer est sommaire, et c’est notre héros qui s’occupera ensuite de compléter ces cartes. Ainsi, à chaque banc – les points de contrôle du jeu – notre petit insecte remplira les bouts de papier achetés avec toutes les informations qu’il aura collectées.

Et des bouts de papier, il y en aura toute une pile. Hallownest est découpée en une quinzaine de zones qu’il faudra, metroïdvania oblige, parcourir plusieurs fois à mesure qu’on accumulera de nouveaux pouvoirs. Saut sur les murs, double saut, dash nous permettront ainsi d’atteindre des zones que l’on pensait inaccessibles de prime abord. Le level design est d’ailleurs plutôt inspiré, même si Hollow Knight ne révolutionne pas le genre.  Les phases de plateforme sont fort agréables, notamment grâce à une précision de sauts exemplaire, et le monde regorge de secrets, parfois bien cachés.

J’évoquais, à l’introduction, quelque chose de « grand », car Hollow Knight offre un contenu d’une rare densité pour un jeu du genre. Ne voulant surtout pas vous gâcher la découverte, sachez simplement qu’il faudra une vingtaine d’heures pour terminer l’aventure principale, et une dizaine d’heures de plus pour tout découvrir. Et ce, sans remplissage. Au contraire, la progression est parfaitement rythmée, semble naturelle, sans frustration, bien que la difficulté grimpe rapidement.

Vous l’aurez compris, Hollow Knight est un immense coup de cœur que je ne peux que vous conseiller. Foncez !

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