Une chambre à nous #1 : initiation au féminisme

Une chambre à nous, un club de lecture mené par Les Carnets d’Opalyne et Tête de Litote

Ces deux derniers mois j’ai participé à la première édition d’un club de lecture féministe : Une chambre à nous, titre évocateur dérivé de la célèbre démonstration de Virginia Woolf, Une chambre à soi. A l’initiative de deux booktubeuses, Cyrielle et Ninon, ce bookclub propose tous les deux mois deux œuvres (essais, romans, …) qui permettent de s’imprégner un peu plus (toujours plus ?) de la pensée féministe.

La première sélection, dévoilée début février, proposait une initiation à la lutte pour les droits des femmes à travers deux essais rédigés par deux femmes pour le moins…différentes ! On y retrouvait ainsi Femme, réveille-toi ! d’Olympe de Gouges (1791) et Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie (2014), deux livres très courts mais ô combien importants et révélateurs.

       

La déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne, un concept signée Olympe de Gouges

J’ai décidé, de façon très simple, de lire ses deux œuvres dans l’ordre chronologique et me suis donc lancée dans la découverte des écrits prolifiques de cette femme des Lumières. Je connaissais déjà cette autrice grâce à la biographie écrite par Olivier Blanc, dont j’ai commencé la lecture il y a quelques temps déjà (et il serait pas mal que je la finisse un jour !).

Dans ce petit livre édité par Folio, on ne retrouve pas un mais plusieurs textes d’Olympe de Gouges. De sa très célèbre déclaration des droits de la Femme et de la Citoyenne jusqu’à une lettre à son fils, les quelques dizaines de pages nous en apprennent un peu plus sur la pensée et les valeurs défendues par la philosophe. C’est à la fois passionnant et effrayant. Passionnant de lire une féministe d’un autre temps, de se reconnaître dans certaines de ses idées, dans certains de ses mots. Mais effrayant aussi de se rendre compte que certaines choses n’ont pas tellement évolué depuis 1789… Une lecture absolument nécessaire pour qui s’intéresse au féminisme et qui – au delà du propos défendu – montre également que les écrivains et penseurs des Lumières n’étaient pas tous des hommes (et qu’on se le dise, ça fait du bien !).

Chimamanda Ngozi Adichie pense que Nous sommes tous des féministes, et elle a bien raison !

Ce tout petit texte d’une trentaine de page n’est autre que la retranscription d’une communication faite par l’autrice lors d’un TEDx. Court, mais intense, cet essai est merveilleusement illustré par des exemples personnels ou de connaissances. Qu’elles soient américaines ou nigérianes, les femmes citées ici ont toutes connu le sexisme. Chimamanda Ngozi Adichie rappelle à toutes et tous l’importance, aujourd’hui encore, du féminisme et de ses valeurs. Un rappel aussi intéressant qu’essentiel. A mettre entre toutes les mains !

We should all be feminist, dans son titre original, est suivi d’un court texte de fiction intitulé Les Marieuses. On y suit une jeune femme originaire du Nigéria mariée de force à l’un de ses compatriotes émigré aux Etats-Unis. Une lecture cruciale qui, en plus de reprendre les idées de l’autrice, nous permet d’apprécier et d’appréhender la beauté et la douceur de sa plume.

Autant vous dire qu’après une telle entrée en matière, j’ai vraiment hâte de connaître les deux prochaines lectures choisies par nos deux booktubeuses ! D’ailleurs, si vous aussi vous souhaitez rejoindre l’aventure, vous pouvez vous rendre sur le groupe Facebook (fermé) en cliquant ici.

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