BoJack Horseman, une série qui a du chien

BoJack Horseman, une série qui a du chien

Une suggestion sur Netflix, deux trois avis qui font envie sur IMDb ou SensCritique, et vous voilà devant une série animée déjantée et désopilante : BoJack Horseman.

Conquis-e tout de suite par le trait si particulier de son dessin, l’humour des personnages et leurs attitudes loufoques achèvent de vous convaincre : vous êtes indéniablement face à une excellente série.

Qu’on se le dise pourtant : BoJack est détestable. Au plus haut point. Il est l’anti-héros typique, prenant toujours les mauvaises décisions et semant le malheur et la peine autour de lui. Il ne sait pas aimer sans faire mal, il ne sait pas faire passer l’autre avant soi. C’est un peu déroutant au début, on ne sait pas trop où les scénaristes veulent en venir…

Et puis, au bout de quelques épisodes : tout devient clair. BoJack Horseman est bien plus qu’un simple animé humoristique. C’est une série ô combien engagée et militante. Avec une plume aux accents satiriques, elle nous parle de végétarisme/véganisme, de féminisme, elle aborde les questions de l’argent, du pouvoir et de la drogue. Elle interroge sur la politique, l’avortement, les droits LGBT, le racisme et tant d’autres sujets de société… Sous des airs de show complètement barré, l’animé nous offre en réalité une réflexion profonde et intelligente sur le monde qui nous entoure. Chaque détail a son importance, chaque fond est travaillé et il faudrait sans doute visionner chaque épisode deux ou trois fois afin d’en apprécier totalement la complexité et la portée.

Et que dire des personnages ! Tous terriblement réussis et terriblement représentatifs, certain-e-s, avouons-le, attirent plus la sympathie que d’autres. On pense notamment à Diane, autrice et féministe, ou encore à Mr. Peanutbutter, un labrador qu’il est absolument impossible de détester…

Qu’on ne s’y trompe pas donc, si la série met en scène des chevaux, des chiens ou encore des poules et des vaches, c’est bien de nos propres défauts à nous, humains, qu’elle traite. Mais les thèmes principaux restent bien la solitude et la mélancolie du héros, que l’on ressent dès le générique. Connu et richissime grâce à un passé de star du petit écran, BoJack se sent pourtant seul et inapte au bonheur.

Mention très spéciale à l’épisode quatre de la troisième saison – “Fish Out of Water” – un chef-d’œuvre de l’animation muette traitant entre autres de l’intégration dans un pays étranger.

Nous ne pouvons que vous conseiller très fortement de jeter un œil ou deux à cette série aussi esthétique qu’intelligente, aussi drôle que nécessaire. Foncez !

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