Baby Driver, un Fast and Furious à la sauce Wright ?

Baby Driver, Edgar Wright (2017)

Cet été, avec Sylvain, on a fait ce qu’on pourrait appeler un EdgarWrightathon – j’entends : un marathon Edgar Wright. On s’est lancés (merci Netflix !) dans sa trilogie du Cornetto / Blood and Ice cream trilogy (Shaun of the DeadHot FuzzThe World’s End Le Dernier Pub avant la fin du monde). Verdict ? C’était ouf, il faudra qu’on vous en parle, ce mec est un génie. C’est donc remplie d’amour et d’impatience que je suis allée voir son tout dernier long métrage : Baby Driver, dont la bande-annonce, pourtant – c’était avant d’avoir vu la trilogie ! – ne m’avait pas vraiment tapé dans l’œil (sauf Kevin Spacey).

Un film à 100 à l’heure

Passez aux toilettes, installez-vous bien dans votre siège ou votre canapé et attachez vos ceintures : c’est parti pour plus d’une heure et demie de route sans arrêt ni pause pipi ! Fidèle à lui même, Edgar Wright nous offre avec Baby Driver une réalisation impeccable, rythmée et bien léchée. Des plans aux petits oignons qui s’enchaînent dans une multitude de couleurs et avec un rythme effréné propre au réalisateur britannique. Mais, là où Mr Wright parvient à nous surprendre ici, c’est par son scénario. Son dernier long métrage, à l’image de sa trilogie, est drôle, très drôle. Et grave aussi. C’est là que réside la nouveauté. Là où l’humour, l’absurde et l’exagération constituaient presque 95% de ses films, on retrouve dans Baby Driver une nouvelle complexité de construction des personnages et de l’intrigue. Baby a un background, une histoire qui explique celui qu’il est devenu, qui motive ses choix et ses actions. Notre héros apparaît alors tout de suite plus humain et le.a spectateur.trice éprouve alors de l’empathie pour le jeune pilote. On a dépassé la simple parodie. Pour ce nouveau film aux airs de blockbuster américain, le casting est également entièrement renouvelé. Ansel Elgort est parfait, on ne peut qu’être attendri.e par Lily James (de toute façon, si vous avez regardé Downton Abbey, c’est déjà fait…), Kevin Spacey est impérial, on adore détesté Jon Hamm et Eiza Gonzales et seul Jamie Foxx paraît de trop (sorry not sorry). Bref, Baby Driver ça va vite, ça fait rire et ça émeut : que demande le peuple ?

Une playlist toute prête pour ton autoradio

L’autre atout indéniable du film, c’est sa bande son. Pour des raisons que je ne veux pas vous spoiler mais qui participent autant au charme qu’à la qualité du long métrage, la musique dans Baby Driver ne s’arrête ja-mais. La bande originale comprend ainsi une trentaine de musiques, du reggae au love song mielleux, tout y passe et dans une absolue justesse, le fond sonore ne semble jamais en trop, rajouté ou surfait. Le film nous offre également LA meilleure musique originale de film – ou du moins la plus originale – avec un merveilleux remix by Kid Koala avec à la chanson… Kevin Spacey. Eh oui. Rien que ça. Je ne peux pas résister à finir cette chronique par un lien vers cet incroyable son !

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