L’été avant la guerre, Helen Simonson

L’été avant la guerre : un roman historique à la sauce british

Une jeune femme débarque dans le petit village de Rye, au sud de l’Angleterre, après la mort de son père pour y devenir une femme libre, indépendante et célibataire. Mais très vite, ce début d’été 1914 plein de promesses va bouleverser les vies et les aspirations de la jeune Beatrice ainsi que de toute la petite communauté de Rye : la guerre s’est déclarée sur le continent. 

J’ai entendu parler pour la première fois de ce roman – et de son autrice – dans la bouche de Myriam de la chaîne Un jour. Un livre. il y a quelques mois déjà. Puis, l’été approchant, il s’est soudain comme imposé à moi. Quoi de mieux qu’un roman raccord avec la saison ? Et, entre nous, ce roman avait tout pour me plaire : une fiction historique mettant en scène une héroïne britannique, originale et indépendante. L’été avant la guerre, de ce point de vue, tient absolument toutes ses promesses.

Comment ne pas succomber au charme de Beatrice Nash, mi-anglaise, mi-américaine, jeune professeure de latin qui ne rêve que de pouvoir mener sa vie comme elle l’entend sans être soumise à un quelconque joug masculin ? Outre sa personnalité marquée et originale, le personnage de Mlle Nash est d’autant plus intéressant qu’il évolue au travers du récit, revenant sur certaines de ses certitudes les plus ancrées, permettant au.à la lecteur.rice une véritable réflexion sur la société occidentale – et surtout britanique – du XXe siècle. Autour de la jeune femme gravitent un grand nombre de personnages représentant tout un panel de la société anglaise, de la vieille marâtre ultra-conservatrice aux farouches suffragettes (les femens de leur temps !) en passant par le poète anglais transit et le jeune aristocrate promis à un brillant avenir. L’été avant la guerre nous propose ainsi une peinture assez complète et fidèle de la société anglaise d’avant-guerre mais surtout des mutations que le premier conflit mondial n’a pas manqué de lui imposer.

Ajoutez à cela l’agréabe plume d’Helen Simonson et vous serez vous aussi plongé.e au milieux des douces effluves de la campagne anglaise. L’autrice britannique signe ici un roman à la fois dur et léger, profond et frais, une sorte de mélange doux-amer idéal pour une lecture estivale. Une belle lecture que, tout comme Myriam avant moi, je ne peux que vous recommander !

Helen Simonson, L’été avant la guerre, éditions 10-18, 2017.

 

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