En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles, un roman jazzy et déjanté

Prix France Télévision, Grand Prix RTL-Lire, Prix du roman des étudiants France Culture-Télérama, voilà un titre qui a tout raflé ou presque en 2016. Premier roman de l’auteur nantais Olivier Bourdeaut et publié chez la maison bordelaise Finitude, En attendant Bojangles a connu un véritable succès médiatique et populaire dès sa sortie en librairie. 

C’est à travers la voix du jeune fils que nous est racontée l’histoire déjantée et complètement délurée d’une famille bourgeoise voguant entre son appartement parisien et son château en Espagne. Tout avait bien commencé : le récit était léger, la plume agréable, chantante et pleine d’assonances et d’allitérations. Puis très vite, on déchante. La forme ne suffit plus à porter le fond. Alors, certes, les aventures incroyables et excessives de la petite famille sont drôles et exubérantes. Mais elle ne m’ont pas touchée. Olivier Bourdeaut nous dépeint une famille richissime, qui ne prend pas la peine d’ouvrir son courrier, qui déscolarise son fils pour pouvoir se retirer en Espagne dès qu’ils le veulent et pas uniquement pendant les vacances scolaires et où la femme à tenter de travailler une demie-journée dans chez un fleuriste avant de se trouver outrer que les bouquets soient payants, qui décide alors de ne plus travailler et implore son mari d’en faire autant (et il le peut, parce qu’il est riche).

Alors oui, les personnages sont hauts en couleurs, oui l’histoire est originale mais, non, je ne me suis pas attachée, je ne m’y suis pas intéressée. J’ai trouvé les personnages pénibles et l’histoire abracadabrantesque. Très vite, je n’ai plus cru à ce scnéario, trop de folie à tuer la folie. Pire encore, la plume, qui faisait le charme du récit, a elle aussi fini par me décevoir. Les tournures de phrases et le style était devenus tellement ronflants et prévisibles que j’ai deviné rapidement la fin du roman et même celle de quelques phrases. Moi qui déjà éprouvais peu d’intérêt pour la vie de cette famille, j’y ai également perdu la surprise du dénouement et l’attrait pour le style de l’auteur. J’attends toujours Bojangles…

Rendez-vous manqué avec ce titre aux pourtant si nombreuses récompenses. Un livre que j’aurais pu aimer, peut-être dans d’autres circonstances. Toutefois, le roman est court et se lit vite alors n’hésitez pas à vous laisser tenter et à vous forger votre propre avis, peut-être différent du mien. Je vous laisse en compagnie de Nina Simone et de son Mr Bojangles qui rythme et inspire le récit de Mr Bourdeaut.

 

Olivier Bourdeaut, En attendant Bojangles, éditions Finitude, 2016.

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