JV #Rétrospective | 2017, c’était chouette !

2017 touche aujourd’hui à sa fin, et un sentiment subsiste en moi : « C’était cool d’être un joueur cette année ! ». Voici donc un petit tour d’horizon purement personnel et subjectif de ce qui m’aura marqué cette année, et de ce qu’il ne fallait pas manquer !

The Legend of Mario

Une console …

Impossible d’évoquer 2017 sans évoquer la Nintendo Switch, seule console sortie cette année. Et quelle console ! Pourtant, ça n’était pas gagné : après l’échec cuisant qu’avait été la Wii U, reprendre l’idée d’une machine hybride, entre console de salon et console portable, semblait peine perdue.

Mais cette fois, c’est réussi, et la Switch a eu un succès fou. Là où le côté hybride de la Wii U était complètement inutilisable – notamment à cause d’un GamePad bien mal fichu – la Switch a bénéficié d’un design si efficace qu’il a relégué en arrière-plan l’aspect « de salon » de la console, transformant la dernière-née de Nintendo en la console portable la plus performante du marché. Et jouer à The Legend of Zelda : Breath of the Wild aux toilettes, ça n’a pas de prix.

… et des jeux !

Car non content de proposer une console réussie, Nintendo a également profité de 2017 pour sortir deux titres attendus au tournant, et qui n’ont presque pas déçu.

Le premier, que je viens d’évoquer, c’est Breath of the Wild qui a indubitablement contribué au succès de la Switch. Une épopée inoubliable, fourmillant d’excellentes idées de game design prises çà et là pour nous embarquer de très longues heures durant dans un sentiment réel de liberté (1), tranchant avec les Zelda les plus récents, et renouant avec le tout premier. On en oublierait presque que le titre est aussi sorti sur Wii U … mais qui a cette console de toute façon ?

Le second, c’est évidemment Super Mario Odyssey, exclusif à la Switch, qui de son côté a moins fait l’unanimité. Si aucune critique ne peut concerner le gameplay  offrant de nombreuses possibilités et faisant la joie des speedrunners, l’univers est de son côté énormément remis en question. En cause : une direction artistique incohérente (2), qui part dans tous les sens. Cela ne m’a personnellement pas sauté aux yeux ni dérangé. Une chose qui m’a un peu fait tiquer néanmoins, c’est la surabondances des « lunes » à collecter. Si dans Super Mario 64, trouver une étoile était une fin en soi et nous remplissait de joie et d’allégresse, trouver une lune dans Odyssey relève du banal, laissant une certaine lassitude s’installer. Le jeu n’en est pas moins excellent et se révèle véritablement être un grand Mario dans son dernier tiers, la première fin et les premiers crédits n’étant finalement qu’un prétexte à tout ce qui suit.

L’indé’ en fête

2017 fut une riche année sur le plan indépendant. J’en parlais dans un précédent article : mon coup de cœur de l’année va à Hollow Knight, de très loin. Mais d’autres titres m’ont marqué et sont à mettre en avant.

D’abord The End is Nigh, le dernier jeu d’Edmund McMillen et Tyler Glaiel, qui nous proposent un platformer exigeant,  suite spirituelle de Super Meat Boy. La patte artistique du studio, le gameplay au poil, la courbe de progression et son apprentissage par l’échec sont toujours là. Mais le titre se détache de son père spirituel dans sa construction plus ouverte, ses différentes fins, et ses à-côtés – les niveaux rétro’ – très nombreux. Et gros coup de cœur pour la bande-son composée de morceaux de musique classique remixés que je vous laisse apprécier :

J’ai également pu me frotter à Cuphead, le magnifique premier jeu du StudioMHDR. Mélange de boss rush, de run & gun, et de shoot’em up, le jeu nous attire avec son esthétique cartoon et nous fait rester pour sa jouabilité impeccable. Dur, parfois injuste – oui je parle de toi le dragon, et tes projectiles aux trajectoires douteuses ! – Cuphead parvient à ne pas trop frustrer le joueur grâce à une courbe de difficulté très bien dosée (et à un mode ‘facile’, si vraiment on ne veut pas manger sa manette). De même, les différentes armes qu’on peut obtenir grâce aux pièces acquises dans les niveaux run & gun nous aideront pour vaincre les boss qui pourront nous résister. Cuphead, c’est l’une des perles indé’ de cette année !

Enfin, c’est Opus Magnum qui m’a impressionné. On y incarne un apprenti alchimiste, dont le but est toujours le même : préparer le produit demandé à l’aide des réactifs imposés. Pour cela on dispose de bras mécaniques que l’on contrôle individuellement grâce à des instructions de programmation « haut niveau » : tourner de 60° à droite ou à gauche, saisir la molécule, la lâcher. Les réactifs auront besoin d’être liés entre eux pour former le produit attendu ; parfois il faudra également les faire évoluer, ou même les séparer. Par exemple, le premier niveau consiste à synthétiser de l’or à partir de plomb et de mercure. Les ‘recettes’ du jeu nous montrent qu’en ajoutant cinq atomes de mercure à un atome de plomb on produit de l’or. Hop, on s’y colle et la magie opère :

Je profite de l’outil de création de gifs proposé directement in-game !

Si chaque niveau est résoluble relativement simplement en opérant pas-à-pas et de manière grossière, le sel du jeu se trouve dans l’optimisation (3). Trois valeurs définissent votre solution : son coût, sa vitesse et la place qu’elle occupe. Il sera souvent impossible d’optimiser ces trois valeurs en même temps. Vous devrez ainsi trouver plusieurs solutions à chaque niveau, si vous en avez le courage.

Le plaisir coupable

Impossible de l’oublier,  tous les records de cette année vont au FPS/TPS battle royale PlayerUnknown’s Battlegrounds. Véritable phénomène, nous finirons tous par y jouer, de quelques secondes à quelques heures. Même Laura y a joué, c’est dire. Et j’y ai joué. De trop longues heures. Je ne m’étendrai pas dessus car ça n’est pas mon dada, car je ne suis pas enchanté par son univers qui n’a rien d’enchanteur… mais c’est fun ! Très fun. Et PUBG incarne très bien mon plaisir coupable de 2017.

Mon moment émotion

C’est cette année que s’est terminée la franchise Dark Souls, avec la sortie au premier trimestre du second DLC de Dark Souls 3 : The Ringed City. Et c’était bien. Et c’était triste. Dark Souls, c’est fini. Dark Souls cristallise tout ce que j’aime dans le jeu vidéo : une jouabilité exigeante, au service d’un level design complexe, dans un univers doté d’une poésie incroyable. Jouez-y, c’est nécessaire !

J’en ai d’ailleurs profité pour lire les deux volumes de Dark Souls : Par-delà la mort, publiés chez Third Editions, que je vous recommande chaudement si vous souhaitez en savoir plus sur l’univers cryptique des ‘Soulsborne‘.

From Software et Miyazaki sont à présent très attendus sur leur nouveau projet, pour le moment très énigmatique puisque seul un trailer de quelques secondes est disponible.

Je le ferai en 2018, c’est promis !

Et c’est NieR:Automata qui remporte le titre du jeu auquel je n’ai pas joué cette année, mais qui je l’espère illuminera mon début d’année 2018 ! Et ça, c’est grâce à Laura Papa Noël !

__

Notes :
(1) Thomas de la chaîne Game Spectrum en parle bien mieux que moi juste ici !

(2) C’est cette fois l’excellente chaîne « un bot pourrait faire ça » qui tente de creuser le sujet.

(3) Cette playlist de la chaîne de « Lytebringr » se frotte à l’optimisation de chaque niveau du jeu, brillamment expliquée.

Vos petits mots

  • Ho !!!
    En 2018, NieR Automata fait aussi partie de notre liste à jouer avec mon compagnon. Je dois cela dit avoué que les deux jeux que j’attends le plus sont sans aucune hésitation « Ni no Kuni II » (aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah <3) et Dragon Ball Fighters Z (parce que j'adore les jeux de combat et que le studio Arc System a toute ma confiance – ils ont fait un excellent travail avec la saga des BlazBlue ! <3)

    • Du coup j’ai commencé NieR, et comme prévu c’est très très bon !
      J’ai pas fait le premier Ni No Kuni, mais Ghibli = <3 !
      Quant à DBZF, les jeux de combat c'est pas mon dada, mais le jeu est d'une beauté hallucinante. J'avais l'impression de "jouer à l'animé", pendant la bêta, c'était magnifique.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *