Le Jardin d’hiver, Jane Thynne

Balade berlinoise dans le Jardin d’hiver avec Jane Thynne

Berlin, 1937. En pleine Allemagne nazie, l’anglaise Clara Vine oscille entre les paillettes du cinéma et les dangers de l’espionnage. Dans Le jardin d’hiver, second volet des aventures de la jeune actrice paru aux éditions JC Lattès, Jane Thynne nous plonge au cœur d’intrigues politiques, policières et amoureuses dans l’ambiance obscure du Troisième Reich : alors qu’une jeune femme est retrouvée morte à l’Ecole des Épouses, Clara – qui connaissait la victime – commence à enquêter. Mais tout commence à se gâter lorsque la Gestapo, à son tour, s’intéresse à cette sombre affaire.

Un roman historique plein de charmes

Si l’écriture, tout comme dans Les Roses noires, ne se trouve pas être incroyable ni mémorable, la qualité de construction des personnages semble quant à elle s’être sensiblement améliorée. On prend plaisir à suivre les aventures (d’espionnage comme de cœur !) de Clara autant que celles des personnages secondaires. De même, les nouveaux personnages sont significativement moins caricaturaux que ne l’étaient certains du premier volet. Côté intensité dramatique, on sent là aussi une nette amélioration : même si Le Jardin d’hiver met – tout comme le tome précédent – quelques centaines de pages à démarrer, le roman s’emballe littéralement dans les cent cinquante dernières pages et il devient assez difficile de le lâcher sans en avoir le dénouement. On appréciera également la précision de la documentation historique de l’auteure qui parvient ainsi à nous immerger complètement dans ce Berlin de la fin des années 30 et son ambiance intrigante et glaçante. En effet, si le premier volet des aventures de Clara Vine nous faisait essentiellement revivre l’époque du grand cinéma allemand, cette suite nous emmène quant à elle dans un recoin plus sombre de l’Allemagne : la montée du nazisme à travers l’exemple de l’École des Épouses et toute la misogynie qui en découle. Une peinture plus vraie que nature de la politique sociale d’Hitler.

Le Jardin d’hiver est alors tout à fait à la hauteur de son prédécesseur, Les Roses noires, et nous offre une lecture fluide, agréable et instructive. Ajoutez à cela un brin de passion amoureuse et une bonne dose d’espionnage et le pari est réussi. Un très bon livre pour se (re)plonger dans un roman historique.

Jane Thynne, Le Jardin d’hiver, JC Lattes, trad. Sophie Bastide-Foltz, 2016 (service de presse).

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *