Une bonne dose de body positivity avec (miss) Dumplin’ !

(Miss) Dumplin’ t’apprend à aimer ton corps !

En livre comme à l’écran, Boulette (Dumplin, en anglais) une lycéenne grosse et jolie et son autrice, Julie Murphy, nous hurlent : « Big girls, you are beautiful » et, franchement, ça fait du bien.

Feel good book, feel good movie !

Les fêtes approchent et pour nous, les personnes avec un peu voire beaucoup de surpoids, les ennuis commencent. Les remarques sur le physique, les regards sur notre alimentation et les injonctions à se remettre au sport d’ici à cet été accompagneront les cadeaux et la bûche – comme chaque année. Alors quelle meilleure période que ces temps de grands froids et de retrouvailles familiales pas toujours agréables propices à la déprime pour se caler sous la couette avec un thé/chocolat/café bien chaud et un bouquin/film body positive 100% feel good ?

Si, de toute évidence, le livre ne sera pas nommé pour le prix Nobel de Littérature en raison d’un style pas franchement transcendant et plutôt convenu, on dit en revanche OUI OUI OUI et encore OUI à son message – et même, je dirais : on en veut plus ! Miss Dumplin, c’est l’histoire que j’aurais voulu lire étant ado et Dumplin’ le film que j’aurais aimé voir. L’histoire et la trame narrative sont somme toute classiques : la vie ordinaire d’une lycéenne américaine ordinaire qui tombe ordinairement amoureuse (et c’est là que les ennuis commencent, écidemment !). Sauf que cette fois, notre héroïne – Willowdean alias Dumplin’ ou Boulette, pour la version française – est grosse. Grosse ET jolie, avec des ami-e-s et surtout tout à fait digne d’être aimée par un pur BG comme toutes ces homologues minces héroïnes de livres et de films ado avant elle. Et c’est ça qu’on attendait, c’est ça qu’on veut : des personnages variés auxquels le commun des mortel-les peut s’identifier. On veut pleurer sur des histoires guimauves et toutes simples, mais qui ressemblent à notre vraie vie et pas à une version lissée-retouchée d’un idéal standardisé dont on se fout ro-ya-le-ment. Thank you, Julie Murphy, merci pour ça !

Un même support, deux traitements

J’ai lu le livre début décembre, un peu à la hâte, pour pouvoir comparer le bouquin avec le film. L’avantage d’une lecture si rapprochée du visionnage, c’est que je n’ai pas eu de mal à voir les choix réalisés par l’équipe du long métrage. Et ça me permet de vous le dire tout de suite sans plus de cérémonie : je trouve que Netflix nous a pondu une excellente adaptation. Alors, oui, certes, des personnages ont disparu et il était impossible en moins de 2h de retranscrire l’intégralité du cheminement psychologique de Willowdean. Alors, Dumplin’ s’est concentré sur autre chose : la beauté de la différence. Ce qui n’était qu’une petite partie du livre se retrouve mis au premier plan du long métrage qui fait la part belle aux drag-queens, aux grosses, aux femmes entre deux âges, aux complexées… à toutes, finalement. La fin, elle-même, est légèrement différente, mais ne trahit pas pour autant les enjeux posés dans les pages de Miss Dumplin.

Le casting du film est ainsi haut en couleurs et en formes ; on retrouve avec plaisir une Jennifer Aniston rayonnante, Danielle Macdonald, Maddie Baillio et Bex Taylor-Klaus sont tou-t-es les trois absolument magnifiques ! (Miss) Dumplin’ est une ode à la diversité qui met du baume au cœur et (re)donne foi en l’humanité. Comme Willowdean, je finirai cet article en vous rappelant que every body is a swimsuit body !

Julie Murphy, Miss Dumplin, Michel Lafon, trad. : Isabelle Troin, 2016.
Dumplin’, réalisé par Anne Fletcher et sorti en 2018 est disponible sur Netflix.

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